Me voilà donc de retour pour vous présenter mes pérégrinations malgaches !
La dernière semaine du mois de septembre, nous avons pris la route avec Sr Scho et Rolland: direction TANA !
Ce trajet (de jour) m’a bien plus fatiguée que la première fois. Heureusement, le pique-nique préparé par Sr Scho et dégusté à l’ombre d’un arbre a été le bienvenu.
C’est une nouvelle fois au sein de la communauté présente dans la capitale malgache que s’est déroulé mon séjour. L’accueil a encore été des plus chaleureux. Et quel plaisir de se rendre compte au fil des conversations que telle sœur a croisé la route d’un formateur DCC et une autre, un prêtre béarnais lors de son cycle d’étude à l’Institut Catholique de Toulouse !

Le programme était chargé : rendez-vous avec une entreprise de filtration de l’eau, démarchage d’éventuels fournisseurs de produits et réactifs pour le laboratoire, réparation de la voiture, rédaction de procédures…
Mais aussi (et surtout) : visite du zoo, découverte de la ville (et de ses bouchons !), arrivée de Laurence et retrouvailles avec Pierre et Henri, tous deux en coopération dans la capitale.

Tana et le lac Anosy au crépuscule
Tana et le lac Anosy au crépuscule
Vue sur le stade Mahamasina
Vue sur le stade Mahamasina

Quelques mots sur Tananarive ou « Ville des mille (guerriers ou collines) ».

C’est le centre économique, administratif et politique de l’Ile Rouge. Elle compte aujourd’hui un peu plus de 2 millions d’habitants… ça, c’est que m’a indiqué le « Petit futé » !

Mais quel a été mon ressenti ? Pfff… je me suis bien acclimatée au calme de Fianar et de Fanambinantsoa la semaine. Du coup, que d’agitation dans cette grande ville, entre les bouchons, les nombreux marchés et la foule ! Mais que de vie aussi ! Et je n’en ai découvert qu’une infime parcelle.Capitale 007

Bah... Tana? C'est grand!
Bah… Tana? C’est grand!

 J’ai eu la chance de pouvoir profiter du réseau de taxi-bé (bus) de la ville. Bon, là, on voit tout de suite que l’on se trouve dans une capitale : tout le monde est assis (soit entre 12 et 18 personnes) et il y a la musique ! Ce qui arrive de façon plus anecdotique à Fianar. Mais bon, il faut dire que chez nous (!), le bus prend tout le monde, quitte à déborder. Alors, qu’à Tana, dès qu’il n’y a plus de places assises, le bus ne s’arrête pas. J’ai aimé prendre le bus : bien plus qu’en voiture, il est possible d’observer les rues mais surtout les personnes qui les animent ! Avec Laurence, nous avons eu la chance de croiser des gens qui nous ont indiqués notre chemin et qui nous ont recommandé la plus grande prudence.

Sr Scho et Rolland, à qui je demandais de visiter la ville, m’ont emmenée au parc zoologique et botanique de Tsimbazaza. Première réalité dès l’entrée : pas de régime de faveur accordé aux étrangers. Le coût de l’entrée est de 10 000 Ar (soit un peu plus de 3€)… contre 500 Ar pour un malgache. Mais cela valait le détour ! J’ai pu voir « mes » premiers lémuriens et « mes » premiers (petits) baobabs ! Il y avait aussi de belles tortues plus que centenaires, de gros caïmans endormis, des paons qui ne faisaient pas la roue, des oiseaux multicolores… et de jolis cochons d’Inde (qui – parait-il – sont très goûteux…).

Le point d’orgue de cette semaine a surtout été l’arrivée (tant attendue) de Laurence ! Nous sommes partis tôt pour l’accueillir à sa descente de l’avion le 3 octobre !

Et c'est (enfin) l'arrivée de Laurence!
Et c’est (enfin) l’arrivée de Laurence!

 Après une bonne nuit de repos (pour elle) et quelques courses (pour moi), nous avons pu rejoindre Pierre et Henri au bord du lac Anosy pour un petit tour de la ville. Déjà respectivement 1 et 2 mois de présence à Mada, ce sont donc de bons guides. A nous les marches pour grimper jusqu’à la rova et le palais de la Reine ! Que d’exercice !
Arrivés en haut, il a fallu gentiment repousser toutes les propositions de visites des bâtiments historiques de la ville haute. Le petit jus naturel de corossol a été des plus appréciés ! Henri nous a ensuite conduits dans les coins les plus emblématiques de la ville et nous a fait découvrir le grand marché !
Ainsi, l’après-midi s’est étiré jusqu’au soir et au Kudéta ! Bon, nous sommes arrivés un peu tôt pour le concert qui devait avoir lieu mais juste à temps pour profiter de l’happy hour ! Verdict : les cocktails y sont très bons !
Le premier dimanche de Laurence a été assez banal : messe en français, petite glace sur l’Avenue de l’Indépendance, toute proche de la gare et petit repas avec nos 2 comparses ! Un week-end plus qu’agréable (où j’ai pu m’initier à mes premières négociations de courses avec les chauffeurs de taxi).

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Nous avons repris le chemin de Fianar le lundi et expérimenté un nouveau concept d’aires de repos : les aires de repos ecclésiastiques dans des communautés religieuses ! Franchement sympa, je vous le recommande ! Qu’il était bon de retrouver son « chez-soi » dans la lumière de la fin de journée. Et oui, un peu plus d’un mois depuis mon arrivée, mais je me sens déjà presque chez moi à Fianar…

1 émotion… 1 partage… agitation/convivialité/foyer !